Chaque année, des centaines de PME burkinabè voient leurs offres rejetées pour des raisons évitables. L'analyse des rapports d'évaluation de l'ARCOP montre que plus de 60 % des rejets sont liés à des erreurs administratives, et non à la qualité technique de l'offre. Autrement dit, des entreprises parfaitement compétentes perdent des marchés à cause de détails qu'elles auraient pu corriger. Voici les 10 erreurs les plus courantes — et comment les éviter.
1. Déposer un dossier administratif incomplet
C'est la première cause de rejet. L'oubli d'une seule pièce — attestation fiscale périmée, RCCM non à jour, attestation CNSS manquante — entraîne le rejet immédiat de votre offre sans même que votre proposition technique soit examinée. La commission d'évaluation n'a aucune marge de manœuvre sur ce point : un dossier incomplet est un dossier éliminé. Constituez un classeur permanent avec toutes vos pièces administratives et vérifiez leurs dates de validité chaque mois.
2. Ne pas respecter le format de soumission exigé
Le DAO précise le nombre d'exemplaires (original + copies), le format de reliure, l'ordre des documents, les enveloppes séparées pour l'offre technique et l'offre financière. Ne pas respecter ces consignes à la lettre est une cause fréquente de rejet. Lisez attentivement la section « Instructions aux soumissionnaires » du DAO et suivez-la comme un plan de montage.
3. Soumettre hors délai
La date et l'heure limites de dépôt sont absolues. Arriver 5 minutes en retard signifie que votre offre sera refusée, même si vous avez passé des semaines à la préparer. La commission d'évaluation est tenue d'appliquer cette règle sans exception. Prévoyez de déposer votre offre au moins 24 heures avant la date limite pour anticiper les imprévus (embouteillages à Ouagadougou, panne de véhicule, etc.).
4. Proposer un prix anormalement bas
Casser les prix pour remporter le marché est une stratégie perdante. L'ARCOP oblige les commissions d'évaluation à identifier et éliminer les offres anormalement basses — c'est-à-dire celles dont le prix ne permet manifestement pas de réaliser les prestations dans les conditions requises. Si votre prix est inférieur de plus de 25 % à la moyenne des offres, vous serez probablement interrogé et potentiellement éliminé. Chiffrez vos coûts réels et ajoutez une marge raisonnable.
5. Ignorer les critères d'évaluation
Le DAO indique clairement les critères d'évaluation et leur pondération. Pourtant, beaucoup de soumissionnaires préparent leur offre sans s'y référer. Si le barème accorde 40 points à la méthodologie et 20 points aux références, vous devez consacrer proportionnellement plus d'effort à détailler votre méthodologie. Chaque point du barème est un indicateur de ce que l'acheteur public considère comme prioritaire.
6. Présenter des références non vérifiables
Les commissions d'évaluation vérifient de plus en plus systématiquement les références fournies. Présenter des attestations de bonne exécution douteuses, exagérer le montant des marchés réalisés ou citer des clients qui ne confirmeront pas votre prestation est non seulement risqué mais peut aussi entraîner votre inscription sur une liste noire. Ne présentez que des références que vous pouvez prouver.
7. Ne pas participer à la visite de site
Lorsqu'une visite de site est prévue dans le DAO, y participer est souvent obligatoire. Même quand elle est facultative, ne pas y assister vous prive d'informations essentielles sur les conditions réelles du terrain — accès, contraintes logistiques, état des lieux. Ces informations sont cruciales pour préparer une offre technique crédible et un chiffrage financier réaliste.
8. Sous-estimer la caution de soumission
La caution de soumission (ou garantie de soumission) est exigée pour les marchés au-dessus d'un certain seuil. Elle doit être émise par une banque ou une compagnie d'assurance agréée au Burkina Faso. Présenter une caution d'un montant insuffisant, d'une institution non agréée ou d'une durée de validité trop courte est une cause de rejet. Contactez votre banque dès réception du DAO pour anticiper les délais d'émission.
9. Négliger la lisibilité de l'offre technique
Une offre technique mal présentée, sans table des matières, avec des fautes d'orthographe multiples et une mise en page brouillonne donne une mauvaise impression dès l'ouverture du pli. Les évaluateurs traitent des dizaines de dossiers : rendez le vôtre facile à lire et à évaluer. Utilisez des titres clairs, des paragraphes aérés et une structure qui suit exactement le plan demandé dans le DAO.
10. Ne pas poser de questions de clarification
Le DAO prévoit toujours une période pendant laquelle les soumissionnaires peuvent poser des questions à l'autorité contractante. Si un point du cahier des charges vous semble ambigu, posez la question par écrit. Les réponses sont communiquées à tous les soumissionnaires, ce qui garantit l'équité. Ne pas poser de questions quand vous avez des doutes, c'est prendre le risque de soumettre une offre qui ne répond pas exactement à ce qui est demandé.
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